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22

Jan

Histoire

Le Hajj... il y a 50 ans !

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De nos jours et en particulier chez TAWHID Travel, pour l’accomplissement du grand pĂšlerinage, le Hajj nous nous efforçons de donner tout le confort Ă  nos pĂšlerins : vols confortables, hĂŽtels de haut standing, logistique rĂ©glĂ©e comme une horloge suisse, accompagnement religieux solide...

Mais de par les Ă©poques, ça n’a pas toujours Ă©tĂ© aussi facile ! Pour nos aĂŻeuls il y a 50 ans l’accomplissement du Hajj Ă©tait sensiblement diffĂ©rent, mais bien sĂ»r tout aussi enrichissant.

Nous vous invitons, le temps d’un article, Ă  voyager dans le temps avec nous pour dĂ©couvrir, ou redĂ©couvrir comment cette illustre adoration s’accomplissait pour nos grands-parents.

DĂ©but du voyage ! Si aujourd’hui un Paris-Jeddah se fait en 8 heures, dans le temps les choses Ă©taient diffĂ©rentes. L’aviation n’étant pas aussi dĂ©veloppĂ©e qu’aujourd’hui, les pĂšlerins se rendaient en terre sainte par voie terrestre et/ou maritime. Les pays limitrophes (YĂ©men, Jordanie, Irak, KoweĂŻt...) venaient ainsi gĂ©nĂ©ralement par bus.

Il arrivait aussi, pour certains pÚlerins, surtout les plus aisés, que les déplacements se fassent par petits avions ou aéronefs, souvent des pays voisins également pour rester sur de courtes distances.

avion hajj

Les pays africains quant Ă  eux, du Maghreb Ă  l’Afrique subsaharienne, venaient gĂ©nĂ©ralement en bateau en transitant par l’Égypte ou le Soudan jusqu’à Jeddah, accompagnĂ©s de leurs bĂȘtes Ă  sacrifier.

Les pĂšlerins qui venaient par bateau Ă©taient souvent chargĂ©s car ils avaient fait long voyage et restaient en plus longtemps avant de revenir chez eux. Le #Hajj Ă©tait parfois l’affaire de plusieurs mois !Par la suite, les moyens de transports se sont dĂ©veloppĂ©s. En 1981 l’aĂ©roport international King Abdul-Aziz Ă  Jeddah est inaugurĂ© et commence Ă  accueillir les pĂšlerins du monde entier. Mais les moyens de transports « traditionnels » comme le bateau ou les bus sont toujours utilisĂ©s, notamment pour le transport de bĂ©tail.

Par la suite, les moyens de transports se sont dĂ©veloppĂ©s. En 1981 l’aĂ©roport international King Abdul-Aziz Ă  Jeddah est inaugurĂ© et commence Ă  accueillir les pĂšlerins du monde entier. Mais les moyens de transports « traditionnels » comme le bateau ou les bus sont toujours usitĂ©s, notamment pour le transport de bĂ©tail.

ArrivĂ©s Ă  la Mecque, les pĂšlerins pouvaient voir aux portes du pĂ©rimĂštre sacrĂ© ce genre de grands panneaux interdisant l’entrĂ©e aux non-musulmans, comme le veut la rĂšgle en Islam. Aujourd’hui, ils sont remplacĂ©s par les panneaux de signalisation sur l’autoroute.

Tout autour de la Mosquée Sacrée se trouvaient à disposition des pÚlerins des hÎtels aux cÎtés des habitations des mécquois...

...ainsi que des marchĂ©s. Les rues bien vivantes ont toujours Ă©tĂ© l’apanage de la Mecque, d’hier Ă  aujourd’hui !

Dans une des rues de la Mecque, une mosquĂ©e de style ottoman est visible (Ă  gauche), signe parmi tant d’autres de la gestion des mosquĂ©es sacrĂ©es par le califat Ottoman pendant de longues annĂ©es.

Les commerçants plaçant leur Ă©talage Ă  mĂȘme le sol dans les rues mecquoises.

Allāh a dit vrai lorsque, dĂ©crivant le Hajj, Il dit: “Et fais aux gens une annonce pour le Hajj. Ils viendront vers toi, Ă  pied, et aussi sur toute monture, venant de tout chemin Ă©loignĂ©, pour participer aux avantages qui leur ont Ă©tĂ© accordĂ©s” (sourate 22, Al-Hajj, versets 27/28)

Ibn Abbās dit, expliquant les avantages mentionnĂ©s dans ce verset : « Ce sont les marchĂ©s ». Et Mujāhid dit : « C’est le commerce ainsi que ce qui satisfait Allāh parmi les choses de ce monde et de l’au-delĂ  » (“TafsÄ«r Al-Baghawi”).

Les portes de la MosquĂ©e SacrĂ©e datant du califat Ottoman, donnant l’accĂšs Ă  l’enceinte, oĂč se trouve la Kaaba. Encore une fois, le style architectural et calligraphique ottoman est facilement reconnaissable. Depuis, ces portes ont Ă©tĂ© dĂ©truites Ă  cause de l’extension de la MosquĂ©e.

Ici, une image de la Kaaba, entourĂ©e de quatre dĂŽmes reprĂ©sentant les quatre Ă©coles juridiques en Islam, qui accueillaient les savants de chaque Ă©cole pour rĂ©pondre aux questions des visiteurs. Remarquez comme c’est vide ! On est en 1953, soit il y a 65 ans !

On aperçoit ici Ă  nouveau les dĂŽmes ainsi que le minbar de l’imam pour le vendredi. Tous ces Ă©lĂ©ments ont aujourd’hui malheureusement disparu.

Le drap de la Kaaba, en arabe Kiswa, est relevĂ©, comme le veut la tradition, tous les ans Ă  la moitiĂ© du mois de Dhul Qi’da (un mois avant le Hajj), pour annoncer le pĂšlerinage, et pour le prĂ©server des pratiques de certains pĂšlerins qui pourraient s’y frotter indĂ©cemment, Ă  cause de mauvaises croyances.

Par le passĂ© les pĂšlerins pouvaient rentrer Ă  l’intĂ©rieur de la Kaaba par la porte. Mais au vu du flux important de pĂšlerins aujourd’hui c’est devenu impossible ; ainsi, les responsables de la MosquĂ©e SacrĂ©e laissent ce privilĂšge aux personnalitĂ©s religieuses (savants, dignitaires...)

Sur ce clichĂ©, on peut apercevoir la station d’Ibrahim au premier plan sous sa cloche dorĂ©e. La porte de la Kaaba est ouverte pour accueillir une dĂ©lĂ©gation importante. En bas Ă  droite, un groupe d’eunuques abyssins, serviteurs de la MosquĂ©e depuis le Moyen Âge. La photo est un peu plus rĂ©cente que les prĂ©cĂ©dentes (annĂ©es 1980), ce qui est visible Ă  la tenture relevĂ©e diffĂ©remment ainsi qu’à la construction de la MosquĂ©e, diffĂ©rente aprĂšs sa rĂ©novation et son Ă©largissement par le royaume saoudien en 1925.

Le 8 du mois de Dhul Hijja marque le dĂ©but des rites Hajj. Les pĂšlerins se dirigent avec leurs bĂȘtes vers Mina, pour passer le lendemain Ă  la plaine d’Arafat jusqu’au coucher du soleil (un des piliers du Hajj).

Les tentes Ă©taient vĂ©tustes et la chaleur parfois Ă©touffante ! Rien Ă  voir avec les tentes climatisĂ©es et matelassĂ©es que nous fournissons aujourd’hui Ă  nos pĂšlerins. Qu’Allah rĂ©compense nos anciens pour leurs sacrifices !

Arafat est une vaste plaine avec en son centre un monticule, Jabal ar-Rahma (mont de la clĂ©mence). On y campe le 9Ăšme jour jusqu’au soir, pour y invoquer, prier... C’est l’un des moments les plus importants du pĂšlerinage ; tellement important que le ProphĂšte Ű”Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčليه ÙˆŰłÙ„Ù… a dit : “Le Hajj, c’est ‘Arafa” (rapportĂ© par Muslim).

Au coucher du soleil les pĂšlerins quittent Arafat et se dirigent vers Muzdalifa pour y passer la nuit, puis le lendemain (10 Dhul Hijja) retour Ă  Mina pour y accomplir la plupart des actes du Hajj: lapider les stĂšles, sacrifier sa bĂȘte, se raser la tĂȘte et enfin Tawaf al-Ifada.

Les trois stĂšles (en arabe : Jamarāt) symbolisent la tentation de l’homme par le diable : elles font rĂ©fĂ©rence Ă  l’histoire rapportĂ©e qui cite que le diable vint tenter trois fois notre prophĂšte IbrāhÄ«m Ű”Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčليه ÙˆŰłÙ„Ù… de dĂ©sobĂ©ir Ă  l’ordre d’Allah lorsqu’Il lui ordonna de donner son enfant en sacrifice ; et IbrāhÄ«m Ű”Ù„Ù‰ Ű§Ù„Ù„Ù‡ Űčليه ÙˆŰłÙ„Ù… le lapida Ă  trois reprises avec sept cailloux chaque fois. La symbolique est donc de lapider le diable et l’empĂȘcher de nous tenter de dĂ©sobĂ©ir aux ordres d’Allāh.

AprĂšs la lapidation vient le rite du sacrifice, un des plus importants Ă©galement (d’ailleurs le 10Ăšme jour dans lequel c’est rĂ©alisĂ© est surnommĂ© « Yawm an-nahr », soit le jour du sacrifice). Aujourd’hui il est difficile d’immoler soi-mĂȘme, mais par le passĂ© les pĂšlerins le faisaient, et des marchĂ©s Ă©taient disponibles sur place.

Les carcasses des sacrifices sont ensuite transportĂ©es pour ĂȘtre offertes aux pauvres de la Mecque... Eh oui, c’est aussi ça le Hajj : partage et abnĂ©gation !

Le sacrifice est suivi par la dĂ©sacralisation en se rasant ou se raccourcissant les cheveux, acte symbolique de soumission Ă  Allah marquant la sortie de l’état de sacralisation propre aux rites.

On retourne par la suite Ă  la Kaaba pour y tourner sept fois, ce qu’on appelle “Tawaf al- Ifadha”, suivi du sa’yi (sept allers-retours entre les monts Safā et Marwa) pour ceux qui ont optĂ© pour la formule de Tamattou’ (Omra+Hajj dans le mĂȘme voyage). Les AprĂšs Tawaf al-Ifadha, les pĂšlerins reviennent Ă  Mina pour y rester durant les 3 derniers jours (nommĂ©s «jours du TashrÄ«q» littĂ©ralement sĂ©chage de viande car c’était le jour oĂč les pĂšlerins faisaient sĂ©cher la viande de leur sacrifice pour la conserver); et lapider les 3 stĂšles.

Et c’est ainsi que les rites du Hajj touchent à leur fin, ainsi que cet article !

Qu’Allah accepte de tous les pùlerins et qu’Il l’accorde à tous les musulmans du monde, amine !

TAWHID TRAVEL

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